La prostatectomie, souvent réalisée pour traiter le cancer de la prostate, peut avoir des impacts significatifs sur la vie sexuelle des patients. Cet article examine les conséquences de cette intervention sur la fonction érectile, les orgasmes et la libido, ainsi que les options de rééducation et de planification familiale disponibles.
Comprendre la prostatectomie
La prostatectomie est une intervention chirurgicale majeure visant à retirer la prostate, généralement dans le cadre du traitement du cancer de la prostate. Bien que cette opération puisse sauver des vies, elle soulève de nombreuses questions et inquiétudes chez les patients, notamment concernant son impact sur la fonction sexuelle.
Pourquoi réaliser une prostatectomie ?
La prostatectomie est principalement indiquée pour traiter le cancer de la prostate localisé. Elle vise à retirer la totalité de la glande prostatique ainsi que les tissus environnants potentiellement atteints. Cette intervention est recommandée lorsque le cancer est confiné à la prostate et n’a pas encore métastasé. Les données récentes montrent des taux de survie à 5 ans supérieurs à 90% après une prostatectomie en France, ce qui en fait un traitement très efficace.
Techniques chirurgicales modernes
Les techniques chirurgicales ont considérablement évolué ces dernières années. La prostatectomie robot-assistée est désormais largement utilisée. Cette approche mini-invasive permet une meilleure précision du geste chirurgical et une récupération plus rapide pour le patient. Elle offre également de meilleures chances de préserver les nerfs érecteurs situés à proximité de la prostate, ce qui peut réduire le risque de dysfonction érectile post-opératoire.
Le dilemme des patients
La décision de subir une prostatectomie n’est pas anodine et soulève souvent des inquiétudes chez les patients. Comme en témoigne Luc, 54 ans :
« J’ai une conjointe avec qui j’ai une bonne chimie sexuelle et on avait une vie sexuelle relativement active [avant l’opération]. La perspective de faire une croix là-dessus à mon âge ne m’enchantait pas. »Luc, 54 ans
L’expérience de Daniel Fillion
Daniel Fillion, 59 ans, a également dû faire face à ce dilemme. Son témoignage illustre les angoisses différentes que peuvent ressentir les patients :
« La perspective de l’opération m’angoissait énormément. J’avais peur des complications, de l’incontinence, des problèmes d’érection. Mais j’ai fini par comprendre que c’était ma meilleure chance de guérison. »Daniel Fillion, 59 ans